La totalité des numéros du bulletin de l’autogestion sont disponibles sur l’incontournable site archives autonomies , dont nous reproduisons la présentation.
La plate-forme adoptée par le FLN lors de son premier congrès, en 1956, ne mentionne pas d’autre objectif que l’indépendance de l’Algérie, pour lequel il cherche à rassembler toutes les couches sociales de la population non coloniale. Mais pour certains de ses militants, en particulier de l’UGTA, sa centrale syndicale, et de la Fédération de France, il n’était pas
possible de séparer cet objectif de celui de la transformation de l’économie et de la société sur une nouvelle base, dans une perspective socialiste, comme l’évoque le programme adopté à Tripoli à la veille de l’indépendance.
Déjà – phénomène que n’avait pas prévu les accords d’Évian – des propriétaires, des patrons de l’industrie, ont quitté le pays, abandonnant leurs terres ou leurs entreprises, mettant en péril la subsistance de ceux qui y travaillent. Dans l’été, des comités de gestion se mettront en place pour en reprendre l’exploitation. Des décrets successifs, en particulier ceux de mars 1963,organiseront l’autogestion des domaines agricoles et des entreprises. Le FLN, lors de son deuxième congrès, en avril 1964, affirmera dans sa Charte d’Alger : « Le mouvement encouragé, institutionnalisé par le pouvoir, a abouti à l’actuel système de l’autogestion, caractéristique principale en Algérie de l’ouverture vers le socialisme. » Continuer la lecture de « Le bulletin de l’autogestion »