Recension du livre dans Le Monde Diplomatique de mai 2020

« Les auteurs s’inscrivent dans le courant dit de la communisation et proposent de prendre au sérieux le rôle de la classe moyenne salariée dans le rapport social capitaliste, qui ne se réduit pas à la «contradiction fondamentale entre prolétariat et capital ». Au-delà du flou concernant sa définition et du manque de travaux à son sujet, la classe moyenne bénéficie selon Bruno Astarian et Robert Ferro d’un sursalaire compris comme «une prime de soumission (au capital) et une prime d’autorité (sur le prolétariat)». De plus, ce groupe prouve son existence propre par ses combats menés, qui sont analysés à travers plu- sieurs chapitres. Or, en s’engageant dans des luttes interclassistes aux côtés de la classe moyenne, le prolétariat «n’a aucune possibilité de créer les conditions du dépassement de sa contradiction avec le capital ». Mais une nouvelle crise mondiale devrait exacerber les tensions entre ces classes antagoniques et «se solder ou bien par une révolution communiste victorieuse ou bien par une restructuration ultérieure du mode de production capitaliste ».

NEDJIB SIDI MOUSSA

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