Résistance et utopie

A paraître

Description

RÉSISTANCE ET UTOPIE

Mémorial des préjudices et chronique des révoltes et prophéties survenues dans la province du Chiapas au cours des cinq cents dernières années

de Garcia de Leon 

Traduit de l’espagnol par Pierre-Jean Bourgeat 

600 Pages, 23 euros

Parution : Octobre 2026

La révolte zapatiste de 1994 a fait connaître au monde le nom de l’État du Chiapas dans le Sud-Est mexicain. On a depuis beaucoup écrit sur ce territoire, par ailleurs site touristique privilégié de l’aire Maya. Mais il reste néanmoins peu ou mal connu, victime de préjugés, d’ignorance ou de mépris.

Antonio Garcia de León déroule cinq cents années d’histoire de cette entité si particulière.

On y rencontre des cités-États mayas rayées de la carte, des peuples insoumis tenant la jungle durant des siècles, une inquisition paranoïaque ainsi que des ecclésiastiques tour à tour humanistes ou rapaces, des pierres parlantes ordonnant des soulèvements ou des soldats de la Vierge abolissant la propriété, des flibustiers de passage ou des entrepreneurs ne reculant devant rien, des théoriciens illuminés et des militants ouvriers clandestins, des conservateurs prêts à se vendre au plus offrant et des libéraux prêts à tout racheter, des gros propriétaires n’hésitant pas «  à tout changer pour que rien ne change » et d’autres menant la faction la plus radicale de la Révolution, des voisins encombrants tout disposés à dépecer cette terre et une idéologie indigéniste dérivant en cooptation, des Mélanésiens porteurs du souvenir de la Commune de Paris ainsi que des anarchistes perdus dans les brumes, l’éternel retour de ceux qui partent à l’assaut du ciel et des volcans qui ensevelissent les alentours…

On y lit le passage des sociétés paysannes au colonialisme, au capitalisme primitif puis libéral puis débridé aux révoltes et aux révolutions confisquées ou non.

On y comprend pourquoi cette terre, soi-disant éloignée de tous les centres de pouvoir, a de tous temps abrité les graines qui accouchent des rêves. Même si ceux-ci virent souvent au cauchemar.

Né en 1944 à Veracruz, Antonio García de León, docteur en histoire à la Sorbonne ; a étudié la linguistique.

Il est professeur,à la faculté d’économie et histoire de l’UNAM et à l’INAH. 

Musicien, il a contribué à la redécouverte du « son jarocho » de Veracruz et a collaboré à l’édition de plusieurs disques.Il a également collaboré à des programmes de développement de la culture écrite en langues indigènes (náhuatl, popoluca, tzotzil, mixe, ch’ol) et a « découvert » et décrit l’ayapaneco, langue zoque aujourd’hui éteinte. Il a publié 17 livres.