Le surréalisme arabe à Paris 1973-1975

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Description

Le Désir Libertaire

Le surréalisme arabe à Paris 1973-1975

Textes traduits de l’Arabe et de l’Anglais. Réunis par Abdul Kader El Janabi

Introduction par Marc Kober

Collection Rimanenti.

ISBN : 9791096441051.

Prix : 12 euros.

200 pages.

Paru le 26 Avril 2018.

Inédit.

Abdul Kader El Janabi : Point de repères Introduction : Une révolution poétique sans fin Face à la réalité arabe 

Positions Le Désir libertaire revue du surréalisme interdit chez les arabes – Manifeste de 1975 – Où en sommes-nous avec le surréalisme ? – Ne construisez pas d’édifices, érigez des toits ! – Éditorial pour la deuxième série – L’Age de la vie – De la mémoire, brûlant de tous ses oublis – Visa aux lectures – Une voix hérétique : Qorrat al-Aïn (1814-1854) – Jeux surréalistes Vers la libération du langage – Cadavres exquis – Anti-proverbes – Lexique Imagination – Blasphème – Désir – Manifestes personnels Ghazy Younes : Soupir – Mohammed Awadh : Cet aboiement ne suffit-il pas ? – Farid Lariby : Mes écrits – Tract : Fermez le Livre et ouvrez la fenêtre – Maroine Dib : L’umour : testament L’autre nous-mêmes Edouard Jaguer : Flash pour fantômes – Jimmy Gladiator : Ni dieu ni maître, sauf maitre Kanter !- Pierre Peuchmaurd : Black canary Billets, slogans, aphorismes ! Quatre étranges cavaliers : Farid Lariby – Ghazi Younes – Abdul Kader El Janabi  Maroine Dib – Annexe Le Nil du surréalisme: le groupe Art et Liberté (1938-1952)

 Le Désir libertaire dont nous allons lire un choix de textes et d’illustrations, n’est autre que « la revue du surréalisme interdit chez les Arabes ». Ainsi peut-on lire dans le Manifeste de 1975 : « Nous crachons sur la patrie arabe jusqu’à la noyer dans la fumée de la mort non seulement parce que nous combattons l’idée de patrie, mais aussi parce que l’affirmation d’une patrie est une insulte à l’universalité de l’homme ». Ou encore : « Nous ferons exploser les mosquées et les rues par le scandale du retour du sexe au corps qui s’enflamme dans chaque rencontre jusqu’ici restée secrète ». La « fin de l’ère islamique » annoncée sur une couverture du Désir libertaire fait écho à la « fin de l’ère chrétienne » annoncée en couverture du troisième numéro de La Révolution surréaliste, le 15 avril 1925. L’anticléricalisme surréaliste, son antipatriotisme, se déplacent vers l’orient arabe, à partir d’un groupe qui, pour la première fois, revendique un « surréalisme arabe », sans pouvoir être considéré comme des marginaux parce qu’ils sont chrétiens ou minoritaires dans leur nation.

A signaler ! : la longue recension du livre par Charles Illouz parue dans la revue en ligne délibéré

A ne pas manquer  ! :  le 11 décembre 2018

                      Rencontre littéraire internationale consacrée au Surréalisme arabe à Paris (1973-1975) à l’occasion de la publication aux éditions de l’Asymétrie de l’ensemble des publications parues dans la revue de ce groupe Le Désir Libertaire dont les textes ont été traduits de l’arabe et de l’anglais et réunis par Abdul Kader El Janabi.

Le PEN Club français accueillera le principal protagoniste du mouvement et du groupe surréaliste arabe à Paris entre 1973 et 1975, le poète irakien, Abdul Kader El Janabi. Il sera accompagné par Marc Kober éminent spécialiste et exégète des activités de ce groupe qui réalisa aussi des actions et des publications à Londres avant et après sa présence parisienne. On évoquera également les publications et manifestations des éditions Arabie-sur-Seine qu’Abdul Kader El Janabi a réalisé
par la suite après son installation permanente à Paris.

Lors de cette importante rencontre sera également présentée la belle anthologie des poèmes d’Abdul Kader El Janabi traduits de l’arabe par Antoine Jockey, anthologie récemment publiée aux éditions La Crypte, dans la collection « moins les murs » dirigée par Sandrine Ferrer, sous le titre Un pays que je ne verrai jamais. Des poèmes seront lus par l’auteur et par Sylvestre Clancier qui a écrit à propos de cette œuvre exceptionnelle :
« La poésie d’Abdul Kader El Janabi s’impose à nous avec la force mystérieuse et l’éclat de l’évidence. Les poèmes qui composent ce recueil parlent au poète que chaque lecteur recèle en son jardin secret. Si les mots sont les restes d’une vie qui n’est plus, si le poème de l’appel et de la révolte qui seul pouvait changer l’homme en l’humain est mort avec Rimbaud depuis déjà un siècle, El Janabi ne désespère pas qu’en ce nouveau siècle notre enfance se réveille resplendissant et que les mots du poète lucide fassent advenir l’humain par-delà la souffrance. »