{"id":268,"date":"2018-07-23T18:36:48","date_gmt":"2018-07-23T16:36:48","guid":{"rendered":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/?p=268"},"modified":"2018-07-23T18:40:47","modified_gmt":"2018-07-23T16:40:47","slug":"femmes-et-feminisme-avant-et-pendant-la-revolution-de-1911-revolution-par-le-haut-et-debut-de-leducation-des-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/femmes-et-feminisme-avant-et-pendant-la-revolution-de-1911-revolution-par-le-haut-et-debut-de-leducation-des-femmes\/","title":{"rendered":"Femmes et f\u00e9minisme avant et pendant la r\u00e9volution de 1911\u00a0 : \u00ab\u00a0 R\u00e9volution par le haut\u00a0 \u00bb et d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9ducation des femmes"},"content":{"rendered":"<p><em>Petite pr\u00e9cision liminaire\u00a0 : comme pour tous les posts sur ce blog, d\u00e8s lors qu&rsquo;il existe des mat\u00e9riaux en fran\u00e7ais, nous \u00e9vitons aux \u00e9ventuels lecteurs une redite inutile. Ainsi nous n&rsquo;\u00e9voquerons pas dans cette s\u00e9rie de textes sur les prol\u00e9gom\u00e8nes, le d\u00e9roulement et les suites de la r\u00e9volution de 1911-1912, la figure de Qiu Jin, sur laquelle plusieurs livres sont disponibles, notamment l&rsquo;indispensable <\/em>Qiu Jin, Pierres de l&rsquo;oiseau Jingwei<em> publi\u00e9 par Catherine Gipoulon chez des femmes en 1976.<\/em><\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9crasement de la r\u00e9volte des Boxers, de nouvelles vell\u00e9it\u00e9s de r\u00e9forme se firent jour dans la haute administration de la dynastie Qing. S&rsquo;inspirant de la tentative de 1898 mais aussi surtout de la synth\u00e8se japonaise de l&rsquo;\u00e8re Meiji entre conservatisme et modernit\u00e9, un plan ambitieux intitul\u00e9 Xinzheng ( Nouvelle politique) fut lanc\u00e9 en 1901qui visait \u00e0 restructurer tout autant l&rsquo;\u00e9conomie, l&rsquo;administration, que l&rsquo;arm\u00e9e et l&rsquo;\u00e9ducation (Berg\u00e8re). C&rsquo;est dans ce dernier domaine que cette \u00ab\u00a0 r\u00e9volution par le haut\u00a0 \u00bb (Strauss) aura le plus laiss\u00e9 sa marque, \u00e0 travers notamment l&rsquo;abolition, en 1905, du syst\u00e8me d&rsquo;examen qui, depuis des si\u00e8cles, permettait de recruter les fonctionnaires de l&#8217;empire. La mesure, prise abruptement apr\u00e8s une guerre russo-japonaise qui avait une fois de plus soulign\u00e9 la faiblesse de la Chine et son statut de proie des divers imp\u00e9rialismes, a constitu\u00e9 un tournant d\u00e9cisif dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00c9tat mais aussi de la soci\u00e9t\u00e9 chinoise. En effet, elle minait deux piliers interd\u00e9pendants du r\u00e9gime\u00a0 : la mobilit\u00e9 sociale par l&rsquo;accession \u00e0 la fonction publique et l&#8217;emprise confuc\u00e9enne. Ainsi, comme le remarque Lucien Blanco : \u00ab\u00a0 le syst\u00e8me des examens, en r\u00e9servant tous les postes administratifs aux lettr\u00e9s qui avaient re\u00e7us une formation traditionnelle, \u00e9tait un des plus s\u00fbrs remparts institutionnels du confucianisme. Priv\u00e9 de son assise sociologique, ou en voie de l&rsquo;\u00eatre, celui-ci est ouvertement contest\u00e9 sur le plan des id\u00e9es.\u00a0 \u00bb Dans un autre registre, Hu Hanmin, un des principaux dirigeants du Kuomintang d\u00e9clarera en 1912\u00a0 :\u00a0 \u00ab\u00a0 Si les examens n&rsquo;avaient pas \u00e9t\u00e9 abolis, qui aurait rejoint la r\u00e9volution\u00a0 ?\u00a0 \u00bb. De surcroit, en fragilisant cette cl\u00e9 de voute bureaucratique, le r\u00e9gime allait accompagner sans le vouloir l&rsquo;essor du premier f\u00e9minisme chinois.<br \/>\nEn effet, si la mesure n&rsquo;eut dans un premier temps qu&rsquo;un effet symbolique (Strauss), elle \u00e9tait n\u00e9anmoins pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e et associ\u00e9e \u00e0 une modernisation d&rsquo;ensemble du syst\u00e8me \u00e9ducatif, dont l&rsquo;une des manifestations les plus spectaculaires fut l&rsquo;\u00e9closion puis l&rsquo;essor de l&rsquo;\u00e9ducation des filles et des femmes en Chine. Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;or\u00e9e du 20\u00e8me si\u00e8cle, la seule tentative de cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00e9cole pour filles avait \u00e9t\u00e9 celle de missionnaires chr\u00e9tiens dans le port ouvert de Ningbo en 1844 et ce, sans grand succ\u00e8s, puisque, pour la population locale, ces \u00e9coles repr\u00e9sentaient des \u00ab\u00a0 antres de sorcellerie\u00a0 \u00bb ( Bailey). Ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec la pouss\u00e9e r\u00e9formiste de la toute fin du si\u00e8cle que se constitua un mouvement ind\u00e9pendant et autochtone, la Soci\u00e9t\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9tude des femmes qui tint son premier congr\u00e8s en d\u00e9cembre 1897.<br \/>\nL&rsquo;ann\u00e9e suivante, cette association fonda, dans l&rsquo;enthousiasme qui accompagnait la r\u00e9forme des cent jours, sa premi\u00e8re \u00e9cole \u00e0 Shanghai et, tr\u00e8s vite, la cr\u00e9ation d\u2019\u00e9cole pour filles et jeunes femmes devint la cause favorite de nombreux philanthropes et modernistes. Face \u00e0 l&rsquo;ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne, le gouvernement n&rsquo;eut bient\u00f4t d&rsquo;autre choix, que d&rsquo;op\u00e9rer, en 1907, une l\u00e9galisation apr\u00e8s coup et de d\u00e9cr\u00e9ter le droit \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation publique des filles. Si elles ne concernaient bien \u00e9videmment qu&rsquo;une infime minorit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9lite, puisque, en 1909, selon certaines estimations ( Edwards), seules 0,1% des filles du pays \u00e9taient \u00ab\u00a0 scolaris\u00e9es\u00a0 \u00bb, ces \u00e9coles n&rsquo;en constituaient pas moins une petite r\u00e9volution, d&rsquo;autant que le cursus qu&rsquo;elles offraient \u00e9tait des plus modernes. Ainsi, Rong Tiesheng donne l&rsquo;exemple de l&rsquo;\u00e9cole patriotique ( Ai-Kuo) pour femmes dont le programme \u00ab\u00a0 d&rsquo;arts lib\u00e9raux\u00a0 \u00bb comprenait l&rsquo;\u00e9tude \u00ab\u00a0 de l&rsquo;\u00e9thique, de la psychologie, des langues \u00e9trang\u00e8res, de la litt\u00e9rature chinoise, des math\u00e9matiques, de l&rsquo;histoire, de la g\u00e9ographie, de l&rsquo;\u00e9conomie domestique, de la p\u00e9dagogie, du chant, de la peinture et de la gymnastique.\u00a0 \u00bb En effet, ces \u00e9coles, qui permettaient en plus de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la culture, l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 divers modes d&rsquo;expression et au sport devinrent rapidemment un relai important du mouvement de lutte contre le bandage des pieds. Plus g\u00e9n\u00e9ralement encore, la tr\u00e8s ancienne r\u00e9clusion des femmes et la sacro-sainte s\u00e9paration entre les domaines int\u00e9rieur\/ ext\u00e9rieur \u00e9taient mises \u00e0 mal.<br \/>\nLe d\u00e9bat autour de l&rsquo;\u00e9ducation des femmes s&rsquo;\u00e9tant intensifi\u00e9 depuis la fin du dix-neuvi\u00e8me notamment via l&rsquo;article de Liang Qichao sur le sujet, deux courants distincts se d\u00e9gageaient d\u00e9sormais au sein de l&rsquo;\u00e9lite. Paul J. Bailey dans son livre <em>Gender and education in China<\/em> d\u00e9crit ainsi un \u00ab\u00a0 conservatisme modernisateur\u00a0 \u00bb qui acceptait d&rsquo;accompagner le mouvement en faveur de l&rsquo;\u00e9ducation des femmes mais, dans un but pr\u00e9cis\u00a0 :\u00a0 \u00ab\u00a0 le conservatisme modernisateur repr\u00e9sentait \u00e0 la fois la reconnaissance de la modernisation comme un moyen effectif de renforcer le pays \u00e9conomiquement et politiquement et une ambivalence certaine quant \u00e0 ses possibles cons\u00e9quences. Pour les fonctionnaires, \u00e9ducateurs, r\u00e9formateurs et m\u00eame les r\u00e9volutionnaires, l&rsquo;\u00e9ducation publique pour les filles \u00e9tait principalement envisag\u00e9e en terme de reconfiguration des vertus et qualifications traditionnelles mises au service de l&rsquo;harmonie familiale, de l&rsquo;ordre social, de la richesse et de la puissance nationale.\u00a0 \u00bb Bailey souligne \u00e9galement que cet essor de l&rsquo;\u00e9ducation \u00e9tait contemporain du d\u00e9veloppement du travail des femmes dans les usines textiles de Shanghai et que, comme au Japon, l&rsquo;apologie d&rsquo;une femme au foyer \u00ab\u00a0 manager domestique dot\u00e9e d&rsquo;un savoir moderne\u00a0 \u00bb refl\u00e9tait le compromis inquiet que les \u00e9lites traditionnelles tentaient d&rsquo;\u00e9tablir avec le capitalisme industriel naissant.<br \/>\nD&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 Mary Backus Rankin d\u00e9crit, au d\u00e9but de son article \u00ab\u00a0The Emergence of Women at the End of the Ch&rsquo;ing\u00a0\u00bb, une toute autre approche\u00a0 :\u00a0 \u00ab\u00a0 durant les derni\u00e8res ann\u00e9es de la dynastie Qing, le f\u00e9minisme moderne trouva ses premiers partisans parmi des membres de l&rsquo;\u00e9lite urbaine influenc\u00e9s par l&rsquo;occident et le mouvement de r\u00e9forme de 1898. Les femmes fond\u00e8rent des associations contre le bandage des pieds, des \u00e9coles de filles et des journaux. Dans cette p\u00e9riode d&rsquo;incertitude et de changement, les femmes \u00e9duqu\u00e9es b\u00e9n\u00e9ficiaient de l&rsquo;essor de nouvelles professions et groupes politiques, dans lesquels les r\u00f4les n&rsquo;\u00e9taient pas aussi strictement d\u00e9finis qu&rsquo;ils l&rsquo;\u00e9taient dans la bureaucratie exclusivement masculine. Les nouvelles attitudes vis \u00e0 vis des femmes et les nouvelles opportunit\u00e9s qui leur \u00e9taient offertes constituaient les preuves les plus \u00e9videntes qu&rsquo;un changement r\u00e9el quoique limit\u00e9 \u00e9tait en train d&rsquo;avoir lieu dans l&rsquo;\u00e9lite chinoise. Bien que la totalit\u00e9 du mouvement f\u00e9ministe avant la r\u00e9volution de 1911 ait \u00e9t\u00e9 issu de l&rsquo;\u00e9lite, il \u00e9tait n\u00e9anmoins potentiellement radical parce qu&rsquo;il mettait s\u00e9rieusement en cause le syst\u00e8me dominant des relations sociales confuc\u00e9ennes.\u00a0 \u00bb Louise Edwards va dans le m\u00eame sens dans son livre <em>Gender, Politics and Democracy. Women&rsquo;s suffrage in China<\/em>\u00a0 :\u00a0 \u00ab\u00a0 En Chine, la citoyennet\u00e9 pleine et \u00e9gale supposait l\u2019acc\u00e8s plein et \u00e9gal \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation. Le lien entre l&rsquo;acc\u00e8s au pouvoir politique et l&rsquo;\u00e9ducation\/pr\u00e9paration aux examens imp\u00e9riaux a soutenu la structure de gouvernance pendant des si\u00e8cles puisque les bureaucrates \u00e9taient s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 travers cette s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9preuves. L&rsquo;\u00e9ducation des femmes, contrairement \u00e0 celle de leurs fr\u00e8res, se faisait \u00e0 la maison et n&rsquo;incluait pas la participation aux examens, les femmes \u00e9taient donc institutionnellement exclues du pouvoir politique. Les activistes f\u00e9ministes radicales des premi\u00e8res d\u00e9cennies du 20\u00e8me si\u00e8cle percevaient leur exclusion explicite de l&rsquo;\u00e9cole comme un obstacle majeur \u00e0 leur aspirations politiques. Pour surmonter ce probl\u00e8me, elles d\u00e9fendaient le droit \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e9gal \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation, selon le principe qu&rsquo;avec des opportunit\u00e9s \u00e9gales, la diff\u00e9rence d\u2019acc\u00e8s au pouvoir selon les sexes pourrait \u00eatre \u00e9radiqu\u00e9e. En 1903, une f\u00e9ministe Fang Junji \u00e9crivait sur ce lien entre l&rsquo;\u00e9ducation et les droits\u00a0 :<br \/>\n\u00ab\u00a0 Il y a plusieurs milliers d&rsquo;ann\u00e9es, les femmes chinoises ont perdu leurs droits et en ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites \u00e0 percer leurs oreilles et \u00e0 bander leurs pieds. Elles ne quittaient pas la maison et ne lisaient pas de livres ni de po\u00e8mes. Leurs vies \u00e9tait \u00e9troites et superficielles&#8230;elles d\u00e9pendaient compl\u00e8tement des autres&#8230;Les femmes chinoises n&rsquo;ont pas acc\u00e8s \u00e0 leurs droits parce qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation et elles n&rsquo;ont pas acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation parce qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas acc\u00e8s \u00e0 leurs droits. Donc, si nous voulons promouvoir les droits des femmes, nous devons d&rsquo;abord promouvoir leur \u00e9ducation.\u00a0 \u00bb<\/p>\n<p>Cette remise en cause f\u00e9ministe semble encore plus radicale quand on rappelle la d\u00e9finition que donne Etienne Balazs de cette \u00ab bureaucratie c\u00e9leste\u00a0 \u00bb qui r\u00e9gnait sur la Chine depuis des si\u00e8cles\u00a0 : \u00ab La classe des lettr\u00e9s-fonctionnaires (ou mandarins) \u2013 couche infime quant \u00e0 son nombre, omnipotente quant \u00e0 sa force, son influence, sa position, son prestige\u00a0 &#8211; est le seul d\u00e9tenteur du pouvoir, le plus grand propri\u00e9taire ; elle poss\u00e8de tous les privil\u00e8ges, et d\u2019abord celui de se reproduire : elle d\u00e9tient le monopole de l\u2019\u00e9ducation&#8230; Cette \u00e9lite improductive tire sa force de sa fonction socialement n\u00e9cessaire et indispensable, de coordonner, surveiller, diriger, encadrer le travail productif des autres, de faire marcher tout l\u2019organisme social. Ils ne connaissent qu\u2019un seul m\u00e9tier : celui de gouverner. Un c\u00e9l\u00e8bre passage de Mencius exprime bien l\u2019id\u00e9al des fonctionnaires-lettr\u00e9s : \u201cles occupations des hommes de qualit\u00e9 ne sont pas celles des gens de peu. Les uns se livrent aux travaux de l\u2019intelligence, gouvernent les autres ; ceux qui travaillent de leur force sont gouvern\u00e9s par les autres ; ceux qui gouvernent sont entretenus par les autres.\u201c \u00bb Ainsi, la fin du syst\u00e8me monopolistique de cooptation, en \u00e9rodant la pr\u00e9gnance du confucianisme, id\u00e9ologie de la domination du mandarinat, allait, malgr\u00e9 les tentatives d\u2019accommodations du \u00ab\u00a0 conservatisme modernisateur\u00a0 \u00bb, miner d\u00e9finitivement le vieil ordre patriarcal chinois.<\/p>\n<p>Sources\u00a0 :<br \/>\n&#8211; Paul J. Bailey <em>Gender and Education in China. Gender discourses and women\u2019s schooling in the early twentieth century<\/em><br \/>\n&#8211; Etienne Balazs<em> La bureaucratie c\u00e9leste : recherches sur l&rsquo;\u00e9conomie et la soci\u00e9t\u00e9 de la Chine traditionnelle<\/em><br \/>\n&#8211; Marie Claude Berg\u00e8re<em> Capitalisme et capitalistes en Chine. Des origines \u00e0 nos jours<\/em><br \/>\n&#8211; Lucien Bianco <em>Les origines de la r\u00e9volution Chinoise. 1915-1949<\/em><br \/>\n&#8211; Louise Edwards <em>Gender, Politics and Democracy. Women&rsquo;s suffrage in China<\/em><br \/>\n&#8211; Mary Backus Rankin \u00ab\u00a0 The Emergence of Women at the End of the Ch&rsquo;ing\u00a0 : The Case of Ch&rsquo;iu Chin\u00a0 \u00bb in <em>Women in Chinese Society<\/em> Margery Wolf (sldr)<br \/>\n&#8211; Julia C. Strauss \u00ab\u00a0 Creating &lsquo;Virtuous and Talented&rsquo; Officials for the Twentieth Century: Discourse and Practice in Xinzheng China\u00a0 \u00bb<em> Modern Asian Studies<\/em>, Vol. 37, No. 4 (Oct., 2003),<br \/>\n&#8211; Rong Tiesheng \u00ab\u00a0 The Women&rsquo;s Movement In China Before and After The 1911 Revolution\u00a0 \u00bb <em>Chinese Studies in History<\/em> Vol. 16, N\u00b0 3-4, (1983)<\/p>\n<p>A suivre\u00a0 : la presse f\u00e9minine et l&rsquo;activisme anti-imp\u00e9rial en exil<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Petite pr\u00e9cision liminaire\u00a0 : comme pour tous les posts sur ce blog, d\u00e8s lors qu&rsquo;il existe des mat\u00e9riaux en fran\u00e7ais, nous \u00e9vitons aux \u00e9ventuels lecteurs une redite inutile. 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