{"id":238,"date":"2018-01-16T11:52:39","date_gmt":"2018-01-16T10:52:39","guid":{"rendered":"https:\/\/nannudotblog.wordpress.com\/?p=4"},"modified":"2018-01-16T11:52:39","modified_gmt":"2018-01-16T10:52:39","slug":"premier-article-de-blog","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/premier-article-de-blog\/","title":{"rendered":"La revanche des femmes"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Nous publions ici la partie de l&rsquo;article <em>La revanche des femmes <\/em>non reproduite dans notre livre.\u00a0 Traduction de Pascale Vacher.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">LA REVANCHE DES FEMMES &#8211; page 681<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">H\u00e9las, les trois formes d\u2019autocratie impos\u00e9e aux femmes par les hommes que nous avons d\u00e9crites montrent clairement que les femmes sont pi\u00e9tin\u00e9es depuis longtemps. Elles ont \u00e9t\u00e9 tellement m\u00e9pris\u00e9es qu\u2019on leur a vol\u00e9 tous leurs droits. Les trois principaux sont le droit de porter les armes et de commander les arm\u00e9es, le droit d\u2019exercer un pouvoir politique et celui d\u2019\u00eatre \u00e9duqu\u00e9es.<\/span><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Lors de la guerre contre les Xiongnu, le g\u00e9n\u00e9ral Han, Li Ling (74 avant J.C.) se demandait :\u00a0\u00ab\u00a0Comment se fait-il que les hommes soient si m\u00e9diocres et le battement du tambour si faible ? N\u2019y aurait-il pas des femmes qui se cacheraient dans mon arm\u00e9e ? \u00bb Apr\u00e8s les avoir traqu\u00e9es, le g\u00e9n\u00e9ral leur coupa la t\u00eate avec son \u00e9p\u00e9e. Faisant allusion \u00e0 cet incident, le po\u00e8te des Tang, Du Fu (712-770) \u00e9crivit : \u00ab\u00a0En abritant des femmes dans leur camp, l\u2019esprit des soldats se d\u00e9grada.\u00a0\u00bb Ce genre de raisonnement s\u2019enracina dans les esprits, et les femmes n\u2019eurent plus leur place dans les arm\u00e9es. Ainsi lorsque Mulan prit la place de son p\u00e8re malade, elle dut se travestir en homme comme cela est \u00e9crit dans ce po\u00e8me :\u00a0\u00ab\u00a0Compagnon sur le champ de bataille pendant douze ann\u00e9es, sans savoir que c\u2019\u00e9tait une fille.\u00a0\u00bb Qu\u2019une femme ait d\u00fb se d\u00e9guiser en homme, cela ne prouve-t-il pas que la pr\u00e9sence de femmes au sein l\u2019arm\u00e9e violait un tabou ? C\u2019est la preuve ind\u00e9niable que les femmes ne jouissaient pas du droit de porter les armes ou de commander une arm\u00e9e. M\u00eame chose en ce qui concerne le pouvoir politique, les lettr\u00e9s confuc\u00e9ens Han affirm\u00e8rent cat\u00e9goriquement :\u00a0\u00ab\u00a0Les femmes n\u2019ont rien \u00e0 faire dans les affaires ext\u00e9rieures\u00a0\u00bb. D\u00e9veloppant cette injonction, \u00ab\u00a0La pr\u00e9face des Chroniques des Imp\u00e9ratrices\u00a0\u00bb de l\u2019Histoire des Han post\u00e9rieurs explique : \u00ab\u00a0Au cours des \u00e9v\u00e9nements r\u00e9cents, lorsque l\u2019empereur \u00e9tait jeune et craignait la trahison, il ne nommait jamais de femmes pour prendre de d\u00e9cisions capitales pour l\u2019\u00c9tat. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir de l\u2019Imp\u00e9ratrice douairi\u00e8re Xuan de Qin (302-266 avant J.C.) de la p\u00e9riode des Royaumes combattants que les femmes ont pu devenir r\u00e9gentes. Sous son r\u00e8gne (son demi-fr\u00e8re), le Marquis de Rang exer\u00e7ait plus de pouvoir que le Roi Zhao ; sa famille poss\u00e9dait plus de richesses que le pays. La dynastie Han poursuivit cette pratique, tout en sachant tr\u00e8s bien qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une erreur. La lign\u00e9e imp\u00e9riale dans la capitale orientale fut en particulier bris\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises, et le pouvoir tomba aux mains de femmes dirigeantes. Quatre empereurs venant de l\u2019ext\u00e9rieur furent install\u00e9s sur le tr\u00f4ne, six imp\u00e9ratrices r\u00e9gn\u00e8rent comme r\u00e9gentes. Elles prenaient les d\u00e9cisions derri\u00e8re le rideau et confiaient les affaires de l\u2019\u00c9tat \u00e0 leurs p\u00e8res et leurs fr\u00e8res.\u00a0Elles privil\u00e9giaient les enfants sur le tr\u00f4ne pour prolonger leur r\u00e8gne et supprimer les ministres comp\u00e9tents afin de rester incontest\u00e9es.\u00a0\u00bb Nous pouvons en d\u00e9duire que les imp\u00e9ratrices n\u2019\u00e9taient pas cens\u00e9es tenir les r\u00eanes du pouvoir. La clique des lettr\u00e9s confuc\u00e9ens des Han comme Gu Yong et Du Gen consid\u00e9raient l\u2019attaque des calamit\u00e9s naturelles comme des pr\u00e9sages d\u2019usurpation du pouvoir par les femmes. Les g\u00e9n\u00e9rations post\u00e9rieures ont consid\u00e9r\u00e9 ainsi les pr\u00e9c\u00e9dentes imp\u00e9ratrices des Tang, Hu, Wu et Wei, et parlaient des femmes prenant le pouvoir comme l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un d\u00e9sastre semblable \u00e0 une inondation ou \u00e0 des hordes de barbares. De fa\u00e7on certaine, une femme qui s\u2019\u00e9tait donn\u00e9 le titre d\u2019empereur (comme l\u2019Imp\u00e9ratrice Wu) \u00e9tait condamn\u00e9e. Mais le plus surprenant \u00e9tait que m\u00eame les femmes d\u00e9sign\u00e9es imp\u00e9ratrices, n\u2019avaient pas le droit d\u2019exercer le pouvoir. Comment celles qui n\u2019\u00e9taient pas imp\u00e9ratrices auraient-elles jamais pu r\u00eaver d\u2019y arriver ? Cela est une preuve convaincante que les femmes \u00e9taient priv\u00e9es du droit d\u2019acc\u00e9der au pouvoir politique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Comme dans le domaine du droit \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, dans le pass\u00e9, l\u2019\u00e9ducation des femmes \u00e9tait form\u00e9e de quatre \u00e9l\u00e9ments : \u00ab\u00a0la vertu f\u00e9minine, le langage de la femme, le comportement de la femme et le travail de la femme. Des enseignants et des instructeurs devaient donner des cours aussi bien aux filles non-mari\u00e9es qu\u2019aux \u00e9pouses. Mais ce qu\u2019elles apprenaient n\u2019\u00e9tait rien d\u2019autre que des questions d\u2019\u00e9tiquettes et de rites pour se perfectionner dans le service aux autres. Les femmes n\u2019ont jamais re\u00e7u d\u2019\u00e9ducation \u00e0 l\u2019\u00e9gal des hommes. Dans sa biographie officielle de l\u2019Histoire des Hans post\u00e9rieurs, on lit que l\u2019imp\u00e9ratrice Deng : \u00ab\u00a0A six ans, elle \u00e9tait \u00e0 l\u2019aise dans les histoires ; \u00e0 douze, elle ma\u00eetrisait le Canon des po\u00e8mes et les Analectes. Lorsque son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 \u00e9tudiait les classiques et les biographies, elle lui posait des questions en priv\u00e9. Son esprit se fixait sur les classiques et autres livres ; elle n\u2019\u00e9tait pas du tout int\u00e9ress\u00e9e par les affaires domestiques. Sa m\u00e8re la r\u00e9primandait souvent : \u00ab\u00a0Pourquoi je ne te vois pas faire des travaux d\u2019aiguilles pour fournir \u00e0 la famille les habits dont elle a besoin ? Crois-tu vraiment qu&rsquo;en \u00e9tudiant, tu pourras devenir une lettr\u00e9e \u00e9rudite ?\u00a0\u00bb Cela ne montre-t-il pas qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, les p\u00e8res et les m\u00e8res consid\u00e9raient une fille \u00e9duqu\u00e9e comme tabou ? Depuis, des g\u00e9n\u00e9rations de parents ont soutenu cette ligne (de pens\u00e9e). Lorsqu\u2019une fille montrait des talents, ils consid\u00e9raient que c\u2019\u00e9tait une mal\u00e9diction et s\u2019en inqui\u00e9taient. Si bien que l\u2019absence total de talent devint m\u00eame un signe s\u00fbr de vertu pour une femme. Cette \u00e9quation \u00e0 son tour justifia le refus du chemin des \u00e9tudes pour les femmes. N\u2019est-ce pas la preuve tangible qu\u2019elles \u00e9taient priv\u00e9es du droit \u00e0 l\u2019\u00e9ducation ? Comme les femmes n\u2019avaient pas le droit d\u2019\u00e9tudier, celles qui avaient r\u00e9ussi \u00e0 le faire avaient tendance \u00e0 tirer une fiert\u00e9 excessive de leurs connaissances, et se comportaient avec n\u00e9gligence. En particulier, celles qui avaient appris \u00e0 composer de simples po\u00e8mes \u00e0 cinq pieds se vantaient de ce talent mineur. Au lieu d\u2019essayer de progresser, elles s\u2019obstinaient \u00e0 suivre leur propre instinct concernant le vrai et le faux. De m\u00eame, comme les femmes ne jouissaient pas du pouvoir politique, quand elles r\u00e9ussissaient \u00e0 s\u2019en saisir, elles s\u2019autorisaient \u00e0 en abuser en se livrant \u00e0 la d\u00e9bauche et en nommant les membres de leur famille, d\u00e9clenchant des catastrophes dans leur pays, le conduisant m\u00eame \u00e0 sa perte. Les hommes qui \u00e9taient port\u00e9s au pouvoir par ces femmes, ne valaient pas mieux. Se livrant au luxe, au sexe et autres abus, ils finissaient en s\u2019exposant \u00e0 la honte de l\u2019histoire. De m\u00eame, les femmes n\u2019ayant pas droit au pouvoir militaire, lorsqu\u2019elles s\u2019en \u00e9taient empar\u00e9es, d\u00e9cha\u00eenaient la cruaut\u00e9 dans le monde, massacrant des innocents \u00e0 volont\u00e9 pour attiser leurs flammes toxiques. Les rares femmes qui ont command\u00e9 les arm\u00e9es, ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement violentes envers le peuple.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Pourquoi ces femmes exceptionnelles qui se sont \u00e9lev\u00e9es au-dessus de leur condition ont-elles fini en entra\u00eenant tant de d\u00e9sastres et de souffrances ? Nous devons \u00eatre conscientes que parmi des dizaines de milliers de femmes, seules une ou deux ont eu acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation. Il n\u2019est pas \u00e9tonnant qu\u2019elles se soient consid\u00e9r\u00e9es comme trop exceptionnelles pour se plier aux exigences normales de la discipline. De m\u00eame, les femmes qui se sont empar\u00e9es du pouvoir politique ou militaire \u00e9taient si rares (uniques), que cela est arriv\u00e9 seulement une ou deux fois en quelques milliers d\u2019ann\u00e9es. Se consid\u00e9rant hors du commun, elles n\u2019ont jamais craint de tourner le dos (\u00e0 l\u2019attitude civilis\u00e9e) dans la conduite des affaires. M\u00eame si ces femmes sont individuellement \u00e0 bl\u00e2mer, nous devons aussi admettre que les hommes ont port\u00e9 atteinte \u00e0 leurs droits et les ont priv\u00e9es de leur part l\u00e9gitime. En cons\u00e9quence, les rares femmes qui ont r\u00e9ussi \u00e0 gagner le pouvoir ne trouvaient pas leur situation naturelle. Il n\u2019est pas \u00e9tonnant qu\u2019elles aient eu tendance \u00e0 d\u00e9passer les limites et \u00e0 abuser du pouvoir qui \u00e9tait entre leurs mains.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Ne voulant reconna\u00eetre ce fait, beaucoup de critiques ont accus\u00e9 les femmes d\u2019\u00eatre par nature m\u00e9chantes et cruelles. Ils ont soulign\u00e9 que les cons\u00e9quences apparentes n\u00e9fastes venaient des femmes \u00e9duqu\u00e9es, puissantes ou aux commandes de l\u2019arm\u00e9e, pour les \u00e9carter de ces domaines. Au lieu d\u2019analyser la cause principale de la situation, la seule solution de ces critiques fut de contr\u00f4ler jalousement leurs all\u00e9es et venues. M\u00eame parmi les femmes, beaucoup consid\u00e8rent qu\u2019\u00e9tudier, exercer le pouvoir politique et contr\u00f4ler le pouvoir militaire \u00e9taient des farces honteuses. Cette situation contredit non seulement le principe de l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les \u00eatres humains mais elle est en plus pr\u00e9judiciable \u00e0 la vie des femmes. Comment ? Priv\u00e9es de leur droit \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, les femmes sont devenues de plus en plus ignorantes ; priv\u00e9es d\u2019acc\u00e9der au pouvoir politique, les femmes ont \u00e9t\u00e9 de plus en plus rabaiss\u00e9es, priv\u00e9es du droit de porter des armes, elles sont devenues de plus en plus faibles. L\u2019ignorance emp\u00eache les femmes d\u2019\u00e9tablir leur ind\u00e9pendance ; la d\u00e9ch\u00e9ance emp\u00eache les femmes de se d\u00e9velopper et de s\u2019exprimer ; la faiblesse emp\u00eache les femmes de se d\u00e9fendre. Ne pouvant devenir ind\u00e9pendantes, un nombre plus important de femmes sont mortes de faim ; ne pouvant s\u2019exprimer, de plus en plus de femmes sont mortes de d\u00e9pression ; ne pouvant se d\u00e9fendre elles-m\u00eames, d\u2019innombrables femmes ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9es et assassin\u00e9es. M\u2019est-il possible d\u2019aller jusqu\u2019\u00e0 sugg\u00e9rer que dans ce sens, chaque homme dans le pass\u00e9 et dans le pr\u00e9sent a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019oppression des femmes jusqu\u2019\u00e0 la mort ? J\u2019ai mentionn\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent les m\u00e9thodes indirectes que les hommes ont utilis\u00e9es pour nous tuer, nous les femmes. En ce qui concerne les m\u00e9thodes directes, il y en a six : la mort par la s\u00e9questration, par l\u2019humiliation, par les ch\u00e2timents corporels, par l\u2019enl\u00e8vement et par l\u2019abandon et enfin au nom de la loyaut\u00e9 et de la chastet\u00e9. Certainement, d\u2019innombrables hommes ont perdu la vie de ces fa\u00e7ons, mais leur mort \u00e9tait de nature diff\u00e9rente de celle des femmes ainsi que l\u2019explique clairement de tableau :<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">D\u00e9c\u00e8s des Hommes<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par s\u00e9questration : seulement ceux dont la culpabilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Dans la plupart des cas, les hommes \u00e9taient responsables de crimes pour lesquels ils recevaient des ch\u00e2timents<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par humiliation\u00a0: seulement ceux qui n\u2019avaient pas r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9velopper leur personnalit\u00e9<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par punition corporelle\u00a0: dans la plupart des cas, les hommes \u00e9taient responsables des crimes pour lesquels, ils \u00e9taient ch\u00e2ti\u00e9s.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par enl\u00e8vement : les enfants et les vieillards seulement<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par abandon : les hommes abandonn\u00e9s par leurs seigneurs gagnaient g\u00e9n\u00e9ralement la sympathie de l\u2019opinion publique<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par loyaut\u00e9 et chastet\u00e9\u00a0: par loyaut\u00e9 pour le pays<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">D\u00e9c\u00e8s des femmes<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Mort par s\u00e9questration\u00a0: Non restreinte aux prisonni\u00e8res\u00a0; un nombre innombrable de femmes sont mortes au cours de leur r\u00e9clusion.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par r\u00e9clusion\u00a0: quand les femmes meurent d\u2019humiliation, elles sont victimes de violences.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par punition corporelle\u00a0: dans la majorit\u00e9 des cas, les femmes sont punies par association avec les hommes qui ont commis des crimes<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Mort par enl\u00e8vement\u00a0: pas restreinte aux vieilles et aux infirmes<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Mort par loyaut\u00e9 et chastet\u00e9\u00a0: loyaut\u00e9 envers des hommes<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Cet aper\u00e7u d\u00e9montre largement que les d\u00e9c\u00e8s des femmes sont tr\u00e8s diff\u00e9rents de ceux des hommes. Ne s\u2019agit-il pas de la plus tragique r\u00e9alit\u00e9 pour les femmes ? Permettez-moi d\u2019\u00e9num\u00e9rer les faits de ces morts horribles des femmes \u00e0 travers les \u00e2ges et de les montrer en miroir \u00e0 toutes les femmes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Les femmes qui ont subi la mort par s\u00e9questration. Dans les temps anciens, les hommes d\u2019un niveau \u00e9lev\u00e9 pratiquaient la polygamie. Il existait deux pratiques particuli\u00e8rement offensantes pour la justice universelle : dans l\u2019antiquit\u00e9, les cousines paternelles devaient servir le m\u00eame mari ; \u00e0 une \u00e9poque plus r\u00e9cente, un empereur pouvait d\u00e9signer plusieurs imp\u00e9ratrices ; plus encore, les seigneurs et les souverains des dynasties successives ont toujours enferm\u00e9 des femmes dans leur harem. D\u00e8s la p\u00e9riode des Royaumes combattants, les souverains des six \u00e9tats gardaient des hordes de belles femmes, et se vautraient dans la d\u00e9bauche. Le premier empereur de Qin a rempli le palais d\u2019Epang de belles cr\u00e9atures. Sous les Hans ant\u00e9rieurs, on donnait aux femmes du palais les titres de Meiren, Liangren, Bazi, Qizi, Changshi et Xiaoshi. L\u2019Empereur Wudi ajouta \u00e0 la liste les Jieyu, Yin\u2019e, Ronghua et Chongyi, en donnant \u00e0 chacune un titre. Il aurait recrut\u00e9 plusieurs milliers de belles servantes dans son harem. Le chapitre des \u00ab\u00a0Annales des Imp\u00e9ratrices\u00a0\u00bb de l\u2019Histoire des Hans post\u00e9rieurs indique, \u00ab\u00a0En huit mois, la cour envoya les fonctionnaires Zhong Dafu et Yi Tingcheng dans toute la r\u00e9gion de la capitale (Luoyang) comme physionomiste pour rep\u00e9rer les servantes des familles respectables. Celles qui avaient entre treize et vingt ans et qui \u00e9taient dot\u00e9es des crit\u00e8res correspondants aux r\u00e8gles de la physionomie, \u00e9taient recrut\u00e9es dans les harems. \u00bb Voil\u00e0 un exemple de la mention explicite dans les histoires officielles de l\u2019institution de recrutement des femmes du peuple dans les harems. La s\u00e9lection des femmes du peuple pour les harems signifiait que les appartements int\u00e9rieurs \u00e9taient remplis de femmes esseul\u00e9es. Ainsi, le fonctionnaire des Han post\u00e9rieurs, Liu Yu, \u00e9crivait : \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, les quartiers int\u00e9rieurs regorgent de femmes artistes et bouffons, combl\u00e9es de jouets et de parures. Elles mangent seules dans des pi\u00e8ces vides, \u00e9puisant et dispersant l\u2019essence et la vitalit\u00e9 de leur corps et devenant la proie des six maladies. C\u2019est un \u00e9norme gaspillage pour le pays. Plus encore, si l\u2019on consid\u00e8re la nature du ciel et de la terre, le yin et le yang doivent \u00eatre correctement \u00e9quilibr\u00e9s. Bloquer ce qui devrait s\u2019\u00e9couler (c\u2019est \u00e0 dire les d\u00e9sirs naturels des femmes) apportent en m\u00eame temps inondations et s\u00e9cheresses. Confucius cite le Canon des po\u00e8mes qui fait allusion aux femmes accabl\u00e9es par la solitude. A tel point que les (\u00e9motions refoul\u00e9es) d\u2019un homme seul comme Zhou Yin ou une femme seule comme Qishi, \u00e9taient des pr\u00e9sages, comme l\u2019effondrement d\u2019un mur, le gel et les m\u00e9t\u00e9ores. Si un seul homme ou une seule femme peuvent provoquer des d\u00e9sastres en raison de l\u2019injustice qu\u2019ils ont subi, s\u2019il agit d\u2019un nombre consid\u00e9rable de personnes, pourquoi le ciel ne ressentirait-il la haine collective\u00a0? De m\u00eame, le fonctionnaire Han, Sun Shuang (128-190) a \u00e9crit dans son rapport (\u00e0 l\u2019Empereur Huan de la dynastie Han, en 166) : \u00ab\u00a0J\u2019ai entendu dire que cinq \u00e0 six mille femmes sont regroup\u00e9es dans le harem, sans compter les h\u00f4tesses et les servantes. Ainsi, d\u2019innocents sujets sont recrut\u00e9s en vain pour entretenir le harem de femmes inoccup\u00e9es. A l\u2019ext\u00e9rieur du palais, le peuple est appauvri ; \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, la communion du yin et du yang est bloqu\u00e9e. Le qi (\u00e9nergie vitale) de l\u2019harmonie est perturb\u00e9, apportant de nombreuses calamit\u00e9s et d\u2019effrayants pr\u00e9sages. Selon l\u2019humble opinion de votre ministre, toutes les femmes qui ne sont pas fianc\u00e9es selon la c\u00e9r\u00e9monie r\u00e9guli\u00e8re, ou qui n\u2019ont pas consomm\u00e9 leur union, devraient \u00eatre rel\u00e2ch\u00e9es du harem et \u00eatre accoupl\u00e9es avec d\u2019autres. Cela soulagerait le chagrin caus\u00e9 par la solitude et ram\u00e8nerait l\u2019harmonie du yin et du yang. \u00bb De ces quelques lignes, il est clair qu\u2019une fois s\u00e9lectionn\u00e9e pour le harem, une femme \u00e9tait condamn\u00e9e \u00e0 un enfermement qui n\u2019\u00e9tait pas diff\u00e9rent de l\u2019emprisonnement p\u00e9nal. Le chagrin pass\u00e9 sous-silence doit avoir d\u00e9truit de nombreuses vies. Qui d\u2019autre, \u00e0 part les femmes, est emprisonn\u00e9 sans raison ? Il n\u2019est pas \u00e9tonnant que les femmes consid\u00e9raient la s\u00e9lection pour le harem comme une calamit\u00e9 \u00e9pouvantable. L\u2019histoire dynastique des Jin relate que l\u2019empereur Wudi avait lanc\u00e9 un appel pour le recrutement du personnel du harem et avait demand\u00e9 \u00e0 l\u2019imp\u00e9ratrice Yang d\u2019op\u00e9rer la s\u00e9lection. Les filles de familles importantes se pr\u00e9sentaient v\u00eatues de robes d\u00e9chir\u00e9es et sous un aspect d\u00e9cr\u00e9pit pour \u00e9viter qu\u2019on fasse un portrait d\u2019elles. Lorsque la consort Hu fut appel\u00e9e, elle \u00e9clata imm\u00e9diatement en sanglots. Son entourage lui recommanda de baisser la voix de crainte que l\u2019Empereur ne l\u2019entende. Elle r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas peur de mourir, pourquoi devrais-je craindre Sa Majest\u00e9 ?\u00a0\u00bb En fait, \u00eatre choisie pour le harem n\u2019\u00e9tait pas moins pire que mourir. Il n\u2019est pas \u00e9tonnant que la princesse ait r\u00e9sist\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la mort. L\u2019effroi des filles de bonnes familles qu\u2019on dessine leur portrait sugg\u00e8re qu\u2019\u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9e n\u2019\u00e9tait pas diff\u00e9rent d\u2019une condamnation \u00e0 la peine de mort. Pendant la p\u00e9riode des Six Dynasties, les souverains de Song et de Qi, lanc\u00e8rent de larges filets pour recruter dans les harems. Lorsque ce fut le tour de Shubao (553-604), le dernier dirigeant de la dynastie, on rapporte qu\u2019en comptant seulement les beaut\u00e9s, le harem ne comptait pas moins d\u2019un millier de femmes. Durant la dynastie des Tang, le nombre des \u00ab\u00a0favorites du palais int\u00e9rieur\u00a0\u00bb s\u2019\u00e9levait \u00e0 cinq mille. Comment est-il possible de d\u00e9compter individuellement les femmes qui moururent d\u2019emprisonnement ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Les vies des femmes dans les harems \u00e9taient souvent mises en danger. Lorsque la dynastie s\u2019effondrait, elles risquaient d\u2019\u00eatre kidnapp\u00e9es par les soldats en maraude ou viol\u00e9es par les envahisseurs barbares, quand elles ne mouraient pas de faim ou erraient en exil. Plusieurs centaines voire des milliers de femmes des palais furent condamn\u00e9es \u00e0 arracher des racines et \u00e0 attraper des poissons dans les \u00e9tangs quand la dynastie des Han s\u2019effondra. Toutes finalement moururent de faim. Durant la r\u00e9bellion de Li Cui, sous les Han orientaux, ses troupes enlev\u00e8rent plusieurs milliers de femmes des palais, beaucoup d\u2019entre elles moururent de froid ou se noy\u00e8rent. Ainsi lorsque (les femmes \u00e9taient) s\u00e9lectionn\u00e9es dans les harems, leur vie \u00e9tait aussi pr\u00e9caire qu\u2019un \u0153uf qu\u2019on essaye de faire tenir debout. Et ce, pas seulement en raison de la s\u00e9questration. Quel crime avaient-elles commis pour m\u00e9riter cette calamit\u00e9 ? La tradition de faire le portrait des servantes fut \u00e9tablie par les dynasties fond\u00e9es par les Han. Plus tardivement, les dynasties \u00e9trang\u00e8res les imit\u00e8rent. Le souverain Shi Hu (295-349) des Zhao post\u00e9rieurs, par exemple, a \u00e9tabli une hi\u00e9rarchie de vingt-quatre rangs dans le \u00ab\u00a0Palais des Femmes\u00a0\u00bb et une hi\u00e9rarchie de vingt rangs pour les palais imp\u00e9riaux. Il fut accord\u00e9 aux seigneurs des neufs rangs et aux princes feudataires dans les provinces, trois mille femmes du peuple \u00e2g\u00e9es de treize \u00e0 vingt ans. Il se servit de ce pr\u00e9texte pour enlever neuf mille femmes. Son fils, Shi Xuan, promulgua un d\u00e9cret ill\u00e9gal pour recruter plus de dix mille femmes, parmi lesquelles trois mille r\u00e9sist\u00e8rent en se pendant. D\u2019autres exemples de souverains \u00e9trangers enr\u00f4lant des servantes abondent. Sous le r\u00e8gne de Taizong des Mongols, le fonctionnaire Tuo Han \u00e9mit une requ\u00eate proposant d\u2019\u00e9tendre la s\u00e9lection de toutes les servantes dans tous les coins de l\u2019empire. Lorsque l\u2019Empereur Shizu acc\u00e9da au tr\u00f4ne, Yelu Zhu signala que l\u2019enr\u00f4lement des servantes pouvait conduire \u00e0 des abus. Pourquoi ne pas donner mandat chaque ann\u00e9e aux commanderies d\u2019envoyer trois \u00e0 examiner (deux seulement pour les petites commanderies). Les parents de celles qui seraient jug\u00e9es acceptables seraient largement r\u00e9compens\u00e9s.\u00a0\u00bb Plus tard, se r\u00e9pandit dans le peuple la rumeur d\u2019un recrutement imminent. Toutes les jeunes filles furent mari\u00e9es pr\u00e9cipitamment.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">M\u00eame les \u00c9tats tributaires voisins comme la Cor\u00e9e choisissaient des servantes pour les envoyer comme tribut. Les Mandchous envoy\u00e8rent aussi des \u00e9missaires \u00e0 Tongzhou, durant le r\u00e8gne Shunzhi, arr\u00eatant les bateaux des gens du peuple pour y cueillir les femmes. Un \u00e9tudiant, Jikai, protesta. Lorsque le peuple \u00e9tranger (c\u2019est-\u00e0-dire les Mandchous) envahit la Chine, pas moins de plusieurs dizaines de milliers de nos femmes moururent d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 clo\u00eetr\u00e9es. Cela pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une occupation \u00e9trang\u00e8re. Pourtant, les Ming, une dynastie chinoise qui a chass\u00e9 les barbares mongols Yuan, furent encore plus impitoyables dans le recrutement des servantes. Dans l\u2019Histoire des Ming, on lit que l\u2019empereur fondateur mit en garde ses subalternes au sujet du recrutement de toute femme pour son harem. Il exigea que \u00ab\u00a0les femmes principales, les concubines et les domestiques de l\u2019empereur et des princes soient s\u00e9lectionn\u00e9es avec attention parmi les familles roturi\u00e8res de haut niveau.\u00bb En d\u2019autres termes, toutes les imp\u00e9ratrices et concubines imp\u00e9riales \u00e9taient enlev\u00e9es dans les rangs de la soci\u00e9t\u00e9. Lorsqu\u2019un nouvel empereur acc\u00e9dait au tr\u00f4ne, on lan\u00e7ait un nouveau recrutement. Les perturbations que cela d\u00e9clenchait dans la r\u00e9gion autour des deux capitales de P\u00e9kin et Nankin \u00e9taient particuli\u00e8rement g\u00eanantes. Apr\u00e8s la chute des Ming en 1645, le dirigeant loyaliste des Ming du Sud, le Prince Fu, s\u2019installa dans la capitale du Nankin. Il envoya des \u00e9missaires tout le pays ; lorsqu\u2019ils trouvaient des familles avec des femmes, ils s\u2019en emparaient sur le champ, semant le d\u00e9sordre dans toute la r\u00e9gion. Malheureusement, les femmes qui mouraient de s\u00e9questration n\u2019\u00e9taient pas les seules victimes des institutions de s\u00e9lection des femmes apr\u00e8s leur installation dans les harems. Les p\u00e8res et les m\u00e8res mouraient d\u2019inqui\u00e9tude. Les voisins mouraient \u00e0 cause des d\u00e9sordres qui avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9s. La capacit\u00e9 de ce syst\u00e8me \u00e0 pers\u00e9cuter les gens jusqu\u2019\u00e0 la mort surpasse celle des rois tyrans l\u00e9gendaires Jie et Zhou. Les souverains et les seigneurs avaient si peu de consid\u00e9ration pour la vie des femmes que leurs ministres et sujets les d\u00e9daignaient \u00e0 leur tour, les contraignant \u00e0 vivre enferm\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la fin de leur vie. Le lettr\u00e9 des Han occidentaux, Gongyu (124-44 avant J.C.) d\u00e9plorait que dans le royaume, les hommes (puissants) rivalisent pour constituer des harems d\u00e9mesur\u00e9s \u2014 m\u00eame les seigneurs f\u00e9odaux avaient des femmes et des concubines dont le nombre atteignait plusieurs centaines ; les riches fonctionnaires et marchands entretenaient de nombreuses chanteuses et artistes. Ainsi, on trouvait dans les maisons un grand nombre de femmes d\u00e9s\u0153uvr\u00e9es, condamnant beaucoup d\u2019hommes \u00e0 la solitude, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. \u00ab\u00a0Le Trait\u00e9 du sel et du fer\u00a0\u00bb\u00a0dans l\u2019Histoire des Han ant\u00e9rieurs souscrit : \u00ab\u00a0Dans l\u2019antiquit\u00e9, un homme se liait \u00e0 une femme seulement. Mais aujourd\u2019hui les seigneurs gardent des centaines de femmes, des courtisanes, y compris des servantes et de riches roturi\u00e8res qui remplissent les salles de leur gait\u00e9. Ainsi, les femmes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es attendent le temps qui passe, en se lamentant et dehors des hommes finissent esseul\u00e9s sans compagne\u00a0\u00bb. Les histoires officielles des Han ant\u00e9rieurs et des Han post\u00e9rieurs sont pleines de cas similaires : \u00ab\u00a0Les cinq marquis du clan Wang, Liang Qi et Dong Zhuo entretenaient plusieurs centaines de concubines. Depuis la p\u00e9riode des Trois Royaumes s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e la tendance selon laquelle plus le statut de l\u2019homme est \u00e9lev\u00e9, plus les \u00e9pouses sont nombreuses, plus la maison s\u2019enrichit, plus le nombre de concubines est important. Lorsque les femmes devenaient concubines, elles mouraient soit de d\u00e9pression, de jalousie ou tortur\u00e9es par l\u2019\u00e9pouse principale, ou par la cruaut\u00e9 des fils favoris. Elles cherchaient \u00e0 mettre fin \u00e0 leur vie, priaient pour une fin rapide, ou cherchaient refuge dans des monast\u00e8res de femmes. Le destin des femmes n\u2019est-il pas le plus triste du monde ? Nous pouvons dire que la joie de vivre \u00e9tait refus\u00e9e aux femmes de Chine, il \u00e9tait rare qu\u2019elles meurent de mort naturelle. Pire encore, sous les Han occidentaux, lorsqu\u2019un seigneur mourait, toutes les femmes de son harem \u00e9taient envoy\u00e9es pour garder les jardins et les tombes. M\u00eame les ministres de cette \u00e9poque critiquaient cette pratique qui portait atteinte \u00e0 l\u2019harmonie du yin et du yang et qui augmentait le d\u00e9sespoir. Tel \u00e9tait le cas des femmes des harems, condamn\u00e9es indirectement \u00e0 la peine capitale. Comme dans le cas du premier empereur des Qin, enterr\u00e9 au Mont Li avec de nombreuses femmes du palais, ou des empereurs et des princes de la dynastie Ming, accompagn\u00e9s dans leur tombeau par les femmes du palais en sacrifice, il s\u2019agissait l\u00e0 de cas de femmes de harem condamn\u00e9es directement \u00e0 la peine capitale. Nous savons ainsi que les souverains despotiques commettaient contre les femmes des crimes odieux dont la cruaut\u00e9 avait atteint des sommets. Comment, nous les femmes, pouvons-nous ne pas consid\u00e9rer les souverains comme des ennemis et cautionner ces erreurs du pass\u00e9 ? Mais celles qui sont mortes ne peuvent \u00eatre ramen\u00e9es \u00e0 la vie. En cons\u00e9quence, ces regrets et cette col\u00e8re ne pourront jamais \u00eatre apais\u00e9s. C\u2019est l\u2019une des forces qui a pouss\u00e9 les femmes au suicide.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Une deuxi\u00e8me mani\u00e8re directe d\u2019assassiner les femmes est la mort par jugement et sanction l\u00e9gale. Les femmes, dans le pass\u00e9 et aujourd\u2019hui, sont rarement condamn\u00e9es \u00e0 mort en leur nom propre, mais d\u2019innocentes femmes sont tu\u00e9es, sans pouvoir faire recours pour clamer leur innocence, en raison de la clause l\u00e9gale exigeant que les femmes suivent les hommes de leur famille en exil. Les chapitres \u00ab\u00a0Gan\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Tang\u00a0\u00bb du Livre des documents indiquent tous les deux \u00ab\u00a0Je vous r\u00e9duit en esclavage ou je vous tue\u00a0\u00bb. Le commentateur des Han, Zheng Xuan, pensait que \u00ab\u00a0nu\u00a0\u00bb faisait r\u00e9f\u00e9rence aux femmes et aux esclaves ; cela constitue une preuve que dans les temps anciens, les crimes d\u2019un homme \u00e9taient \u00e9galement support\u00e9s par ses femmes et ses esclaves. Cela marque le d\u00e9but de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les femmes innocentes port\u00e8rent le poids des condamnations par implication (inflig\u00e9es \u00e0 des hommes). On lit dans les Rites des Zhou : \u00ab\u00a0Ses esclaves et ses femmes furent jet\u00e9es derri\u00e8re les barreaux\u00a0\u00bb. Cela montre que les femmes \u00e9taient en fait incarc\u00e9r\u00e9es et tortur\u00e9es, mais les livres classiques n\u2019indiquent pas clairement si les femmes \u00e9taient punies pour les crimes qu\u2019elles avaient commis ou \u00e0 cause des agissements des hommes ; en revanche, le Commentaire de Zuo ajoute \u00ab\u00a0que la torture p\u00e9nale ne s\u2019\u00e9tendait pas aux femmes.\u00a0\u00bb Le Commentaire de Gongyang indique \u00e9galement que \u00ab\u00a0les mauvais traitements s\u2019arr\u00eatent avant leur corps.\u00a0\u00bb Ils semblent ainsi indiquer qu\u2019autrefois les femmes n\u2019\u00e9taient pas soumises \u00e0 la loi de la culpabilit\u00e9 par association. Par contre, la \u00ab\u00a0Biographie de Zhao She\u00a0\u00bb dans les Notes du grand historien rapporte que la m\u00e8re de Zhao Kuo a envoy\u00e9\/envoya une requ\u00eate au roi de Zhao, le suppliant de la dispenser de ch\u00e2timent apr\u00e8s que l\u2019arm\u00e9e de son fils eut \u00e9t\u00e9 vaincue. Cela montre que la punition des femmes des hommes qui ont commis des d\u00e9lits est une coutume qui remonte tr\u00e8s loin.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">L\u2019ancienne institution des \u00ab\u00a0neuf zu\u00a0\u00bb (neuf degr\u00e9s de relations familiales\u00a0\u00bb qui inclut les hommes du clan depuis la g\u00e9n\u00e9ration de l\u2019arri\u00e8re-grand-p\u00e8re jusqu\u2019\u00e0 celle de l\u2019arri\u00e8re-petit-fils. Par contre, les \u00ab\u00a0trois zu\u00a0\u00bb, font r\u00e9f\u00e9rence aux parents de l\u2019homme, sa femme, et les enfants de m\u00eames parents. La dynastie Qin cr\u00e9e un pr\u00e9c\u00e9dent en punissant les trois zu : lorsqu\u2019un homme est mis en accusation, toute la famille est ex\u00e9cut\u00e9e. Il est dit ainsi : \u00ab\u00a0La loi des Qin \u00e9tait si draconienne que le crime d\u2019une personne entra\u00eenait automatiquement ses trois zu. De m\u00eame, lorsque l\u2019empereur Han a mis en accusation Han et Peng, leurs parents, leurs femmes et leurs enfants furent aussi an\u00e9antis. De m\u00eame ceux qui avaient suivi Guan Mao et avaient donn\u00e9 refuge \u00e0 Ji Bu furent ex\u00e9cut\u00e9s avec leurs trois zu. C\u2019est seulement sous le r\u00e8gne de l\u2019empereur Wei des Han que la mort par association fut abolie. Bien que la loi f\u00fbt retir\u00e9e des livres, plus tard lorsque le g\u00e9n\u00e9ral Li Ling (74 avant J.C.) se rendit \u00e0 l\u2019ennemi et que le brigand devenu fonctionnaire, Wang Wenshu 104 avant J.C.) fut destitu\u00e9, leur clan fut d\u00e9cim\u00e9. Les femmes de Chine \u00e9tant isol\u00e9es dans leurs appartements int\u00e9rieurs, leur situation n\u2019\u00e9tait pas diff\u00e9rente de celle de prisonniers. Zheng Xuan \u00e9crit :\u00a0\u00ab\u00a0Lorsque le Bien r\u00e8gne dans le monde, cela ne peut \u00eatre mis au cr\u00e9dit des femmes, lorsque s\u00e9vit un fl\u00e9au, les femmes ne peuvent pas non plus \u00eatre bl\u00e2m\u00e9es.\u00a0\u00bb Mais lorsqu\u2019un homme est coupable et que toute sa famille y compris les femmes sont punies, les juges n\u2019envoient-ils pas le message que les femmes auraient d\u00fb parler lorsqu\u2019elles avaient remarqu\u00e9 que les hommes avaient commis une faute ? Pourtant, les lettr\u00e9s confuc\u00e9ens recommandaient que \u00ab\u00a0les femmes ne devaient pas intervenir dans les affaires ext\u00e9rieures\u00a0\u00bb et consid\u00e9raient que \u00ab\u00a0laisser les femmes se m\u00ealer d\u2019une intrigue\u00a0\u00bb \u00e9tait une offense pour les hommes\u00a0\u00bb. Si les hommes manigan\u00e7aient quelque chose, comment les femmes auraient-elle plus \u00eatre au courant ? Les femmes n\u2019\u00e9taient-elles pas mises \u00e0 mort alors qu\u2019elles \u00e9taient totalement innocentes ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Ou bien, les juges ne peuvent-ils pas dire, que les hommes ayant commis un crime majeur contre l\u2019Etat, ils sont incomp\u00e9tents pour mettre de l\u2019ordre dans la famille, selon les pr\u00e9ceptes de Confucius, et faire p\u00e9rir toute la famille avec eux ? Ils ignorent que m\u00eame avec la sagesse de l\u2019imp\u00e9ratrice Jiang, le roi Juan des Zhou ne connaissait pas ses devoirs officiels ; malgr\u00e9 la compassion de son imp\u00e9ratrice, Ma, l\u2019empereur Taizu des Ming demeura cruel et despotique. Lorsqu\u2019un homme enfreint la loi et que les femmes sont tenues pour redevables de ses actes, cela ne revient-il \u00e0 une inculpation fabriqu\u00e9e de toute pi\u00e8ce ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Nous pouvons dire que depuis l\u2019antiquit\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 nos jours, lorsqu\u2019une femme p\u00e9rit frapp\u00e9e par une sanction p\u00e9nale, elle meurt \u00e0 cause des crimes de l\u2019homme. Les hommes discr\u00e9ditent non seulement les femmes en g\u00e9n\u00e9ral comme si cela \u00e9tait dans leur nature, mais ils infligent aussi des pr\u00e9judices \u00e0 certaines femmes de leur propre famille, les privant d\u2019une mort naturelle. Est-ce que les femmes doivent quelque chose aux hommes, ou n\u2019est-ce pas plut\u00f4t les hommes qui leur doivent doublement quelque chose ? Consid\u00e9rons le cas de Chunyu Zhang, marquis de Dingling, dont la r\u00e9bellion contre l\u2019Empereur Cheng des Han conduisit au ch\u00e2timent des a\u00een\u00e9s et des cadets de sa famille. Son \u00e9pouse principale, Naizhi, et ses cinq femmes secondaires le quitt\u00e8rent et se mari\u00e8rent avec un autre, avant que le complot ne soit d\u00e9couvert. Zhai Fangjin et He Wu estim\u00e8rent que Naishi avait quitt\u00e9 Zhang pendant qu\u2019il fomentait la r\u00e9bellion, parce qu\u2019elle savait qu\u2019en tant qu\u2019\u00e9pouse principale, elle serait condamn\u00e9e comme si elle avait commis le crime, elle connaissait parfaitement la loi (et serait ainsi \u00e9galement condamn\u00e9e). Kong Guang n\u2019\u00e9tait pas en d\u00e9saccord avec la loi selon laquelle une personne ayant commis un crime grave contraire \u00e0 la Voie, verrait ses parents, ses \u00e9pouses et ses enfants d\u00e9capit\u00e9s en public sans tenir compte de leur \u00e2ge. Mais il pensait que la Voie du mari et de l\u2019\u00e9pouse \u00e9taient unis par la droiture mais s\u00e9par\u00e9s par l\u2019absence. Naishi avait quitt\u00e9 Zhang et s\u2019\u00e9tait remari\u00e9e avant que ce dernier sache qu\u2019il encourrait une peine, elle avait alors d\u00e9j\u00e0 perdu le titre d\u2019\u00e9pouse. Elle n\u2019aurait donc pas d\u00fb \u00eatre condamn\u00e9e car elle n\u2019\u00e9tait plus l\u2019\u00e9pouse en titre ou de fait. M\u00eame si Kong Guang semblait plus cl\u00e9ment que Fangjin, son argumentation sugg\u00e8re que lorsqu\u2019un fonctionnaire \u00e0 la Cour des Han avait commis un d\u00e9lit grave, sa m\u00e8re, son \u00e9pouse et ses concubines ne pouvaient \u00e9chapper au ch\u00e2timent. Comment retrouver la trace de toutes ces femmes qui sont mortes \u00e0 cause de leurs \u00e9poux ? Les ch\u00e2timents sous les Han s\u2019\u00e9tendaient seulement aux relations consanguines. Plus tardivement, cela a chang\u00e9 en raison d\u2019une mauvaise interpr\u00e9tation d\u2019un passage de la version du Nouveau Texte du Livre des documents sur le terme \u00ab\u00a0neuf zu\u00a0\u00bb dans le Canon de Yao. L\u2019erreur de lecture interpr\u00e8te \u00ab\u00a0les neuf zu\u00a0\u00bb comme ceux qui appartiennent au m\u00eame clan, mais qui ont un nom de famille diff\u00e9rent. Selon ce mode de calcul, il y a quatre zu du c\u00f4t\u00e9 du p\u00e8re : (1), les cinq relations directes par le sang, (l\u2019arri\u00e8re arri\u00e8re-grand-p\u00e8re, l\u2019arri\u00e8re- grand-p\u00e8re, le grand p\u00e8re le p\u00e8re et lui-m\u00eame) ; (2) les tantes paternelles mari\u00e9es et leurs enfants ; (3) les s\u0153urs mari\u00e9es et leurs enfants ; (4) les filles mari\u00e9es et leurs enfants. Ensuite, viennent les trois zu du c\u00f4t\u00e9 de la m\u00e8re : ceux qui portent le nom de famille du p\u00e8re de la m\u00e8re ; (2) ceux qui portent le m\u00eame nom de famille que la m\u00e8re de la m\u00e8re ; (3) les filles mari\u00e9es des s\u0153urs de la m\u00e8re et leurs enfants. Enfin, se trouvent les deux zu du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9pouse : (1) ceux qui portent le m\u00eame nom de famille que le p\u00e8re de l\u2019\u00e9pouse ; (2) ceux qui portent le m\u00eame nom de famille que la m\u00e8re de l\u2019\u00e9pouse. Ceux qui ont suivi cette mauvaise interpr\u00e9tation, ont \u00e9tendu l\u2019erreur en interpr\u00e9tant les \u00ab\u00a0trois zu\u00a0\u00bb comme celles du p\u00e8re, de la m\u00e8re et de l\u2019\u00e9pouse. D\u2019autres pr\u00e9tendent que les \u00ab\u00a0trois zu\u00a0\u00bb s\u2019appliquent aux grands-parents maternels, aux fils des tantes maternelles et aux fils des parents de l\u2019\u00e9pouse ainsi qu\u2019\u00e0 leurs tantes paternelles et aux fils des enfants de ses s\u0153urs.\u00a0\u00bb Les dirigeants despotiques et leurs fonctionnaires violents se sont jet\u00e9s sur cette mauvaise interpr\u00e9tation pour punir un plus grand r\u00e9seau de personnes. Pendant la p\u00e9riode des Wei et des Jin en particulier, les condamnations p\u00e9nales furent encore plus draconiennes et inhumaines. La \u00ab\u00a0Biographie de Cao Shuang des Wei\u00a0\u00bb dans les Notes des Trois Royaumes indique que lorsque Sima Yi a ex\u00e9cut\u00e9 Shuang, il a \u00e9galement \u00e9limin\u00e9 les \u00ab\u00a0trois zu\u00a0\u00bb de Shuang ainsi que les membres de sa faction \u2014 homme et femme, vieux et jeunes, les filles mari\u00e9es des soeurs des tantes et des soeurs. De m\u00eame, la \u00ab\u00a0Biographie de Guo Zhun\u00a0\u00bb relate que la femme de Guo \u00e9tait la jeune s\u0153ur de Wang Ling. Lorsque Wang fut condamn\u00e9, les cinq fils ont suppli\u00e9 leur p\u00e8re, en se frappant la t\u00eate sur le sol jusqu\u2019au sang, d\u2019intervenir aupr\u00e8s de Sima Yi pour que leur m\u00e8re soit \u00e9pargn\u00e9e. Plus tard, le \u00ab code p\u00e9nal\u00a0\u00bb de l\u2019Histoire des Jin mentionne que lorsque la cour de Wei destitua Qiu Jian, son fils Dian et l\u2019\u00e9pouse de Dian, Madame Xun, auraient d\u00fb mourir, ainsi que la fille de Sun, mari\u00e9e \u00e0 Liu Zhiyuan. La fille \u00e9chappa \u00e0 la mort et fut emprisonn\u00e9e \u00e0 la place, uniquement parce qu\u2019elle \u00e9tait enceinte. Il est clair que lorsqu\u2019un homme \u00e9tait compromis \u00e0 la cour des Wei, ni les s\u0153urs, ni les filles mari\u00e9es ne pouvaient \u00e9chapper \u00e0 la condamnation. Le fonctionnaire Cheng Wei souligne ainsi dans sa requ\u00eate qu\u2019une fille mari\u00e9e (\u00e9tait doublement en p\u00e9ril) : si ses parents commettaient un d\u00e9lit, la condamnation s\u2019\u00e9tendait \u00e0 elle, et si du c\u00f4t\u00e9 de son \u00e9poux, une peine \u00e9tait encourue, elle devait \u00e9galement \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e. Le corps de la femme \u00e9tait donc en \u00e9tat de vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Un homme ne pouvait pas \u00eatre tenu pour responsable des crimes commis par un autre zu alors qu\u2019une femme pouvait \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9e en raison de son lien avec deux familles. Cette situation est tout \u00e0 fait injuste, plaide Wei. D\u2019apr\u00e8s cette requ\u00eate, nous savons qu\u2019une fille avant son mariage devait \u00ab\u00a0suivre \u00bb les crimes de ses parents (c\u2019est-\u00e0-dire de son p\u00e8re) ; apr\u00e8s son mariage, elle \u00ab\u00a0suivait\u00a0\u00bb les peines \u00e0 la fois de son mari et de sa famille. La vie d\u2019une femme \u00e9tait aussi fragile que des \u0153ufs empil\u00e9s, et pour quelle autre raison que devoir subir des sanctions \u00e0 cause des hommes ? Sans mentionner cette situation asym\u00e9trique o\u00f9 la femme \u00e9tait punie pour les crimes de ses propres parents alors que son mari \u00e9tait pr\u00e9serv\u00e9 ; mais lorsqu\u2019un \u00e9poux avait commis un d\u00e9lit, l\u2019\u00e9pouse \u00e9tait condamn\u00e9e avec lui. Voil\u00e0 un autre affront pour les femmes en dehors du fait d\u2019\u00eatre tenues pour responsables des crimes \u00e0 la fois de leur mari et de leur famille. Les lois \u00e9tablies \u00e9taient tol\u00e9rantes envers les hommes et dures envers les femmes. A partir du moment o\u00f9 ceux qui avaient viol\u00e9 la loi \u00e9taient des hommes, pourquoi les femmes devaient-elles \u00eatre sacrifi\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la mort ? La proposition de Cheng Wei permit de modifier la loi. Ainsi plus tard, seules, les filles non mari\u00e9es \u00ab\u00a0suivaient\u00a0\u00bb le bannissement de leurs parents et les femmes mari\u00e9es n\u2019\u00e9taient tenues responsables que des crimes des familles de leur mari. On trouve cependant le cas de Jie Jie. Lorsqu\u2019il fut condamn\u00e9, sa fille \u00e9tait fianc\u00e9e \u00e0 la famille Wei et devait \u00eatre mari\u00e9e le lendemain. Les Wei voulurent la reconna\u00eetre comme une \u00e9pouse officielle afin qu\u2019elle soit \u00e9pargn\u00e9e, mais elle dit :\u00a0\u00ab\u00a0Ma famille se trouvant dans cette situation, pourquoi est-ce que je vivrais ?\u00a0\u00bb Elle a donc accept\u00e9 la mort se plaindre. Cet exemple suffit \u00e0 prouver la cruaut\u00e9 de la loi. Nous avons perdu le compte des femmes innocentes qui sont mortes depuis les Qin et les Han \u00e0 cause de cette loi. N\u2019est-ce pas ce qu\u2019on appelle \u00ab\u00a0tuer les gens sans justification \u00bb ? Les Wei du Nord sont particuli\u00e8rement c\u00e9l\u00e8bres pour leur code p\u00e9nal s\u00e9v\u00e8re \u2014 il se trouve des cas de tribus enti\u00e8res qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9es, ou d\u2019hommes et de femmes d\u2019une famille princi\u00e8re qui ont trouv\u00e9 la mort pour avoir soutenu une autre famille. Dans son sillage, se trouvait l\u2019institution de sanction qui impliquait les \u00ab\u00a0cinq zu\u00a0\u00bb. La \u00ab\u00a0Biographie de Cui Hao\u00a0\u00bb de l\u2019Histoire des Dynasties du Nord rapporte que lorsque Cui fut ex\u00e9cut\u00e9, tous les Cui de sa r\u00e9gion natale de Qinghe, proches ou \u00e9loign\u00e9s, furent \u00e9limin\u00e9s. Furent aussi d\u00e9cim\u00e9es tous les zu de leurs factions alli\u00e9es \u2014 Les Lu de Fanyang, les Guo de Tai Yuan et les Liu de Hedong. Y compris les cinq zu de leurs serviteurs et majordomes et les zu de ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 \u00e0 son service pour le projet de la compilation de l\u2019histoire. En d\u2019autres termes, la loi incriminait non seulement les parents de l\u2019inculp\u00e9 mais aussi ceux qui \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 sa m\u00e8re, son \u00e9pouse, ses filles et ceux qui portaient un nom de famille diff\u00e9rent. Sachant que la loi sur l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 ne suit que la descendance patrilin\u00e9aire, n\u2019y-a-t-il pas plus grande injustice que la loi s\u2019\u00e9tende \u00e9galement \u00e0 la descendance matrilin\u00e9aire ? Etant donn\u00e9 que le crime concern\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 commis par des hommes, quelle loi plus injuste pouvait-il exister ? Lorsque Gao Yang (529-539) a ourdi un complot pour usurper le tr\u00f4ne, (et est devenu l\u2019Empereur Wei Xuan des Qi du Nord), il donna l\u2019ordre que les hommes et femmes de vingt-cinq familles de la pr\u00e9c\u00e9dente famille royale du nom de Yuan soient d\u00e9capit\u00e9es, sans tenir compte de l\u2019\u00e2ge \u2014 un total de trois mille (sic) personnes furent tu\u00e9es. Ces exemples sont une preuve que les femmes perdaient la vie par implication.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> Les vies humaines \u00e9taient trait\u00e9es comme de la salet\u00e9 pendant la p\u00e9riode des Cinq dynasties (907-960) lorsque les ex\u00e9cutions de zu enti\u00e8res devinrent une routine. Les clans de Wang Shifan des Liang post\u00e9rieurs (907-923) et celui de Zhao Yan des Tang post\u00e9rieurs (923-937) furent ex\u00e9cut\u00e9s, et pas une de leurs \u00e9pouses, de leurs enfants, ou de parents ne put en r\u00e9chapper. La \u00ab\u00a0Biographie de Zhou Youliang\u00a0\u00bb rapporte que lorsque Youliang fut condamn\u00e9 \u00e0 mort durant les Tang post\u00e9rieurs, son \u00e9pouse, Madame Zhang vint le trouver accompagn\u00e9e d\u2019un groupe de deux cents membres de sa famille pour lui demander de distinguer ceux qui \u00e9taient vraiment de son sang afin que les autres \u00e9chappent \u00e0 une mort tragique. De m\u00eame, dans la \u00ab\u00a0Biographie de Wang Zhang\u00a0\u00bb il est mentionn\u00e9 que lorsque Wang fut ex\u00e9cut\u00e9 comme fonctionnaire des Han, sa fille pourtant d\u00e9j\u00e0 mari\u00e9e \u00e0 Zhang Yisu et malade depuis des ann\u00e9es, fut ex\u00e9cut\u00e9e sans merci. Les lois d\u2019ex\u00e9cution du zu pendant les Cinq Dynasties s\u2019\u00e9tendaient \u00e0 l\u2019\u00e9pouse du criminel, les concubines et les filles mari\u00e9es \u2014 le syst\u00e8me des ch\u00e2timents ill\u00e9gaux avait alors atteint son z\u00e9nith. A cette \u00e9poque, les fonctionnaires civils, les militaires et les gens du peuple succombaient les uns apr\u00e8s les autres aux ch\u00e2timents. Plus de trois mille personnes p\u00e9rirent lorsque Zhang Jian et sa faction furent ex\u00e9cut\u00e9s avec leur zu. Lorsque Su Fengji \u00e9tait ministre, il ordonna l\u2019ex\u00e9cution par zu de toute la population qui avait r\u00e9sid\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 des bandits. Je ne sais pas combien de femmes, n\u00e9es dans cette p\u00e9riode, ont r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019en sortir ! Cela dut \u00eatre la pire calamit\u00e9 qui soit jamais arriv\u00e9e aux femmes. Mis \u00e0 part les ex\u00e9cutions \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des clans, d\u2019autres ch\u00e2timents ont \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9s \u00e0 un homme sous la dynastie des Tang, sa femme, ses concubines, ses fils et ses belles-filles furent envoy\u00e9es comme esclaves et servantes au palais. La \u00ab\u00a0Biographie de Shangguan Yi\u00a0\u00bb, dans l\u2019Histoire des Tang, rapporte que lorsque Yi et son fils Tingzhi furent condamn\u00e9s, la femme de Tingzhi, Zheng et sa fille Wan\u2019er, furent envoy\u00e9es au palais. Les \u00ab\u00a0Biographies de Wu Yuanji et Li Shidao\u00a0\u00bb rapportent \u00e0 leur tour que lorsque le complot des deux hommes \u00e9choua, la femme de Yuanji, Shen, et la femme de Shidao, Wei, furent envoy\u00e9es au Palais. Voil\u00e0 un exemple de bannissement des \u00e9pouses de criminels. La \u00ab\u00a0Biographie de Cui Qun\u00a0\u00bb ajoute que lorsque Li Shidao fut inculp\u00e9, l\u2019Empereur Xianzong indiqua \u00e0 son Premier Ministre que l\u2019\u00e9pouse de Li Shigu \u00e9tait une tante de Shidao, et bien qu\u2019elle soit consid\u00e9r\u00e9e comme une membre de la zu rebelle, il ne convenait pas de lui retirer son statut pour celui d\u2019esclave. De m\u00eame en ce qui concerne la femme de Li Zongshi, \u00e9galement issue d\u2019une famille aristocratique, il aurait \u00e9t\u00e9 trop rude de lui retirer son statut. Cui r\u00e9pondit \u00ab\u00a0Votre Majest\u00e9 a un c\u0153ur plein de compassion.\u00a0\u00bb Ainsi, Madame Pei, l\u2019\u00e9pouse de Shigu, sa fille, Yiniang, l\u2019\u00e9pouse de Zongshi, Madame Wei ainsi que ses fils et ses filles furent lib\u00e9r\u00e9s. Cette exception, quoiqu\u2019il en soit, confirme la r\u00e8gle selon laquelle les \u00e9pouses, les filles d\u2019un condamn\u00e9, sa famille au sens large, \u00e9taient condamn\u00e9es. La \u00ab\u00a0Biographie de Wei\u00a0\u00bb rapporte comment le censeur Li Xiao, un membre de la famille imp\u00e9riale, fut impliqu\u00e9 dans l\u2019affaire de Li Sun et comment sa fille fut bannie au palais. Les \u00ab\u00a0Biographies des Imp\u00e9ratrices et Princesses consorts\u00a0\u00bb rapportent que la fille de Wu Linggui fut envoy\u00e9e au palais lorsque ce dernier fut ex\u00e9cut\u00e9 par implication. L\u2019eunuque Gao Lishi la choisit et la pr\u00e9senta \u00e0 l\u2019Empereur ; elle donna ensuite naissance au futur Empereur Daizong et fut couronn\u00e9e Imp\u00e9ratrice Zhangjing. Ce sont des exemples de filles de condamn\u00e9s, qui furent enferm\u00e9es dans les palais. Le m\u00eame ouvrage relate que lorsque Li Qi fut accus\u00e9 de fomenter une r\u00e9volte, sa concubine Zheng fut arr\u00eat\u00e9e et envoy\u00e9e au palais. Elle devint la favorite de Xianzong ; elle donna naissance au futur Suzong, qui devint l\u2019Empereur Xiaoming. Encore un exemple de concubine d\u2019un condamn\u00e9 envoy\u00e9e au palais. La \u00ab\u00a0Biographie de Han\u00a0\u00bb rapporte une conversation avec Liu Yuanzuo passant par la cit\u00e9 de Bianliang, ce dernier indiqua \u00e0 Li qu\u2019il devrait demander rapidement une audience avec le Fils du Ciel pour que les vies de sa m\u00e8re, de sa nouvelle belle-fille, de ses enfants et de ses petits-enfants soient \u00e9pargn\u00e9es. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un cas de bannissement de la m\u00e8re d\u2019un condamn\u00e9. La \u00ab Biographie de Yuan Zai\u00a0\u00bb relate que la fille de Zai, Zhenyi fut tondue \u00e0 l\u2019\u00e2ge tendre. Apr\u00e8s que Zai eut \u00e9t\u00e9 d\u00e9masqu\u00e9, sa fille fut envoy\u00e9e au palais, et ce ne fut pas avant le r\u00e8gne de Dezong, qu\u2019elle apprit la mort de Zai, ce qui la fit hurler et s\u2019\u00e9vanouir. Ce genre de ch\u00e2timent n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas \u00e9pargn\u00e9 \u00e0 une nonne. Que signifiait pour une femme d\u2019\u00eatre emmen\u00e9e au palais \u00e0 part devenir esclave ? Rien n\u2019arr\u00eatait un souverain impitoyable, la duret\u00e9 du travail et de l\u2019humiliation s\u2019accumulaient sur le corps de la femme. On trouve des exemples encore pire. Lorsque Yuanji fut condamn\u00e9 sous la dynastie des Tang, Taizong s\u2019empara de ses concubines. Quand Wu Fujin, l\u2019innocent, fut ex\u00e9cut\u00e9 en public pendant la p\u00e9riode des Cinq Dynasties, ses successeurs se partag\u00e8rent ses \u00e9pouses et ses enfants. Selon les lois des dynasties Song et Ming, si un homme commettait un crime, ses \u00e9pouses et ses filles devaient \u00eatre envoy\u00e9es au Bureau de la Musique comme prostitu\u00e9es. Ainsi m\u00eames les \u00e9pouses loyales et chastes \u00e9taient d\u00e9shonor\u00e9es. Comment comptabiliser un par un les malheurs qui ont frapp\u00e9 les femmes, provoqu\u00e9s par les hommes ? Depuis la p\u00e9riode de la dynastie des Han, lorsqu&rsquo;un homme transgressait la loi, sa femme \u00e9tait exil\u00e9e \u00e0 la fronti\u00e8re. La \u00ab Biographie de Wang Jia\u00a0\u00bb de l\u2019Histoire des Han relate que la femme et les enfants de son garde Zhang furent tous jet\u00e9s en prison ; lorsque Zhang mourut, ils furent exil\u00e9s au Hebei. La \u00ab\u00a0Biographie de Xifu Gong\u00a0\u00bb relate que lorsque Gong mourut dans la prison de Luoyang, plus d\u2019une centaine de personnes furent jet\u00e9es en prison ; sa femme, Chonghan et les membres de sa famille furent exil\u00e9s au Hepu. La \u00ab\u00a0Biographie de Yangbi\u00a0\u00bb rapporte que lorsque Yun Yao fut d\u00e9capit\u00e9, sa femme et ses enfants furent exil\u00e9s \u00e0 Jiuquan. La \u00ab\u00a0Biographie de Chen Fan\u00a0\u00bb dans l\u2019Histoire des Han post\u00e9rieurs, d\u00e9clare que Fan fut ex\u00e9cut\u00e9 et toute sa famille exil\u00e9e \u00e0 Bijing. Toutes ces pers\u00e9cutions commises contre les femmes \u00e9taient caus\u00e9es par association aux actes de leurs maris. Au d\u00e9but des Qing, des cas politiques conduisirent \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution d\u2019hommes par centaines et par milliers, leurs femmes et leurs enfants \u00e9taient exil\u00e9s dans la province du Jilin ou livr\u00e9s aux soldats comme esclaves ; ils ont p\u00e9ri par dizaines et centaines.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000\"> La discussion ci-dessus montre qu\u2019il est tout \u00e0 fait clair que les femmes dans un pays aux lois despotiques sont priv\u00e9es de leurs droits \u00e0 la vie et de libert\u00e9. Sans aucun doute, beaucoup d\u2019hommes pers\u00e9cut\u00e9s \u00e9taient en fait innocents, et les faux verdicts n\u2019\u00e9taient pas rares, mais un crime portait au moins un nom lorsque les hommes apprenaient qu\u2019ils \u00e9taient condamn\u00e9s \u00e0 la peine de mort. Lorsque les femmes \u00e9taient condamn\u00e9es, il n\u2019\u00e9tait pas besoin d\u2019identifier le crime ; les peines \u00e9taient inflig\u00e9es sur leur personne simplement parce qu\u2019un homme avait enfreint la loi. Dans la vie, les femmes ne b\u00e9n\u00e9ficiaient pas des m\u00eames droits que les hommes ; dans la mort, les femmes encouraient les m\u00eames sanctions que les hommes \u2014 comment sur terre peut-il exister de loi plus injuste ? Les femmes ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es comme les appendices des hommes, et leurs droits de vie et de mort furent d\u00e9termin\u00e9s uniquement en fonction du principe du viol de la loi par les hommes. Nous ne pouvons qu\u2019en conclure que la mort des femmes fut en r\u00e9alit\u00e9 provoqu\u00e9e par les hommes. Cela m\u2019attriste d\u2019analyser ces annales de l\u2019histoire de l\u2019antiquit\u00e9 \u00e0 nos jours, remplies de lois despotiques et de fonctionnaires cruels, sans m\u00eame pouvoir compter le nombre de femmes dont la mort a \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9e (par ces lois despotiques et fonctionnaires cruels.) Dans les temps anciens, toutes les familles importantes avaient de nombreuses concubines ; et lorsque le vent de la politique tournait, les hommes \u00e9taient susceptibles d\u2019\u00eatre ex\u00e9cut\u00e9s en place publique, apr\u00e8s quoi les concubines ne pouvaient que les suivre dans la mort. Quelle malchance pour les femmes d\u2019\u00eatre n\u00e9es sous le despotisme, et pire malchance encore d\u2019\u00eatres n\u00e9es ou d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 mari\u00e9es dans une famille importante. Certainement, les principaux coupables \u00e9taient les dirigeants despotiques et leurs cruels fonctionnaires mais aussi le traitement des femmes par les hommes comme leur propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e. Les hommes ont provoqu\u00e9 la mort pr\u00e9matur\u00e9e de nombreuses femmes. Si vous \u00eates un homme, ne devriez-vous pas r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement et admettre tout ce que vous devez aux femmes ? En plus de la polygamie dans les harems, je soutiens que (ce code p\u00e9nal) est la seconde force qui a pouss\u00e9 les femmes sur leur lit de mort.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Au cours des ann\u00e9es r\u00e9centes, la loi s\u2019est rel\u00e2ch\u00e9e, et il est rare qu\u2019une femme et des enfants soient condamn\u00e9s avec un homme. Mais on dit que lorsque Zhang Wenxiang assassina Ma Xinyi (1821-1870), le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral de Liang Jiang), sa fille cadette qui avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e par le fr\u00e8re de sa m\u00e8re, fut impliqu\u00e9e et mourut d\u2019une mort cruelle. Les malheurs s\u2019\u00e9tendirent aussi \u00e0 l\u2019\u00e9pouse de Zhang et \u00e0 la femme de son fr\u00e8re. Cela n\u2019est-il pas une nouvelle preuve que les femmes souffrent encore \u00e0 cause des crimes des hommes ? Lorsque le complot de Xu Xiling (pour renverser les Mandchous) fut d\u00e9couvert r\u00e9cemment, le gouvernement a cherch\u00e9 \u00e0 arr\u00eater sa femme et a donn\u00e9 l\u2019ordre au Japon d\u2019en faire de m\u00eame. Aujourd\u2019hui encore, la loi qui rend coupable par association n\u2019est pas encore compl\u00e8tement supprim\u00e9e. Il en est de m\u00eame pour le code p\u00e9nal \u2014 injuste, infligeant le verdict de culpabilit\u00e9 \u00e0 des femmes innocentes par association avec un homme \u2014 qui doit \u00eatre rare dans le monde. Peut-on encore douter que tous les dirigeants, despotes et leurs alli\u00e9s sont les ennemis des femmes ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\">Originalement publi\u00e9 dans <em>Tianyi<\/em> n\u00b0\u00a02 (10 juin 1907) pp. 1-13, n\u00b0\u00a03 (9 juillet 1907) pp. 7-23 et n\u00b0\u00a04 (24 juillet 1907) pp. 1-6, sign\u00e9 par He-Yin Zhen\u00a0; r\u00e9\u00e9dit\u00e9 dans Wan Shiguo, <em>op. cit.<\/em> pp. 681-691.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous publions ici la partie de l&rsquo;article La revanche des femmes non reproduite dans notre livre.\u00a0 Traduction de Pascale Vacher. LA REVANCHE DES FEMMES &#8211; page 681 H\u00e9las, les trois formes d\u2019autocratie impos\u00e9e aux femmes par les hommes que nous avons d\u00e9crites montrent clairement que les femmes sont pi\u00e9tin\u00e9es depuis longtemps. Elles ont \u00e9t\u00e9 tellement&#8230; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/premier-article-de-blog\/#more-238\">Lire la suite &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":247,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[17,1],"tags":[],"post_mailing_queue_ids":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/238"}],"collection":[{"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=238"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/238\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/media\/247"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=238"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=238"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/editionsasymetrie.org\/nannu\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=238"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}